Week 33: Focus Republic of Congo

Every crumb of life must be used to conquer dignity!
Fatou Diome (Le ventre de l’Atlantique)

Official name: République du Congo

Superficie: 341 821 km²

Population: 5 256 023 habitants (estimation 2020)

Capitale: Brazzaville

Villes principales: Pointe noire, Loubomo, Nkayi, Mossendjo

Langue officielle: Français

Langues courantes: munukutuba, kikongo, lingala, mboshi, tékés

Monnaie: Franc CFA (XAF)

Fête nationale: 15 Août 1960 (Fête de l’indépendance)

Religions: 85,9% chrétiens ; 1,2 % musulmans ; 2,8% religions traditionnelles.

Fuseau horaire: UTC +1

Hymne nationale: La congolaise

Histoire

Le nom de Congo ou Kongo, provient de celui d’un royaume qui serait apparu au XIIIe ou XIVe siècle et dont la capitale se situait au Nord de l’actuel Angola. Les tout premiers occupants de la République du Congo étaient sans nul doute les Pygmées. Puis vinrent ensuite les Bantous (au début du XIe siècle), qui créèrent plusieurs états dans le sud du pays (Loango, Kongo, Téké…).  Le nord reste le domaine des petites sociétés autonomes pygmées. Au XVe siècle, les marins portugais vinrent établir les premiers contacts commerciaux avec les habitants du littoral. Diogo Cao (1450-1486) atteint l’estuaie du Congo en 1482. La suite est marquée par la traite transatlantique des esclaves, qui modifie profondément les équilibres traditionnels. En 1880, Pierre Savorgnan de Brazza, mandaté par le gouvernement français, atteint le fleuve Congo. Il propose la protection de la France au makoko de Mbé, roi des Téké. Ce dernier accepte cette protection et autorise la fondation d’un poste à Nkuna, sur la rive droite du fleuve. Ce poste deviendra Brazzaville. Pour n’être pas en reste d’arguments frappants, le chef Téké de la rive gauche, Ngaliema, signera un accord avec l’explorateur britannique Henry Morton Stanley (1841-1904). Au même moment, le lieutenant de vaisseau Cordier explore le Kouilou-Niari, range le royaume de Loango sous le drapeau tricolore et fonde Pointe-Noire en 1883, (deuxième plus grande ville du Congo). Les missionnaires catholiques arrivent à leur tour. En 1891, la colonie du Congo français (capitale Libreville) fût créée, et l’exploitation (caoutchouc, sucre, bois, ivoire) est confiée à des compagnies commerçantes. En 1903, amputé du Gabon, le Congo français devient le Moyen-Congo (capitale Pointe-Noire), intégré à l’Afrique équatoriale française (AEF-capitale Brazzaville). Les conditions que les concessionnaires imposent à la population expliquent en bonne partie le développement d’un nationalisme congolais marqué, qui prend des formes religieuses autant que politiques (le prophétisme matswaniste).

La pénétration coloniale

L’histoire de la colonisation du Congo se confond d’abord avec celle des explorations de Pierre Savorgnan de Brazza. Remontant l’Ogooué, puis l’Alima, Brazza, après avoir fondé le poste de Franceville, pénètre par la Lefini jusqu’au fleuve Congo et atteint M’Bé, capitale du roi Makoko, chef politique et religieux des Batéké. Les deux hommes s’entendent sur un traité d’amitié en septembre 1880. C’est à cette date que commence véritablement l’époque coloniale pour le territoire qui, quatre-vingts ans plus tard, constituera la République du Congo-Brazzaville. Après avoir confié au sergent Malamine, que sa rencontre avec Stanley rendra à jamais célèbre, la station de N’Kouma qu’il vient de créer, Brazza se dirige vers l’Océan par le bassin du Niari. Mais c’est un autre marin, le lieutenant de vaisseau Cordier, qui reconnaîtra la région du Kouilou-Niari, en 1883, et négociera un traité établissant la souveraineté de la France sur le royaume de Loango, avec le Ma-Loango, principal chef des Vili. Dans cette partie du Continent noir, la France se heurte à la fois au Portugal présent quatre siècles plus tôt, et à la Belgique, plus exactement au roi Léopold II, animateur de l’Association internationale africaine, établie sur la rive méridionale du Stanley Pool. En 1885, le Congo devient l’un des quatre états de l’Afrique Équatoriale Française, et Brazzaville la capitale de l’A.E.F. En 1891 la colonie du Congo français vit le jour. C’est ainsi que débuta une longue période coloniale, marquée de part et d’autre par l’exploitation des ressources naturelles du pays ajoutée à des inégalités criardes.

La marche vers l’indépendance

Les conditions d’exploitation de la colonie qualifiables d’injustes expliquent que le nationalisme se soit très vite développé au Congo. En 1926, André Matswa fonda une amicale chargée de venir en aide aux anciens combattants qui avaient pris part aux côtés de l’armée française à la première guerre mondiale. Cette amicale se transforma rapidement en un mouvement de protestation et créa une effervescence que l’administration coloniale pris peur. Matswa est alors arrêté mis en prison où il mourut en 1942, dans des conditions restées obscures et inconnues. Le mouvement se transforma alors en une église qui recruta surtout dans ethnie d’origine. Le nationalisme congolais pris réellement corps après la deuxième guerre mondiale. En 1945, les congolais élirent le premier député congolais, Félix Tchikaya, à l’assemblée constituante à Paris. Celui-ci fonda en 1946 le Parti Progressiste Congolais (PPC), section congolaise du RDA (Rassemblement Démocratique Africain). Tchikaya s’opposait à Jacques Opangault.  En 1956, l’Union démocratique de défense des intérêts africains (UDDIA) de Fulbert Youlou remporte les élections municipales du territoire. Les relations sont tendues entre les différentes composantes de la vie politique congolaise. Mais, en 1958, tout le monde vote « oui » au référendum sur la Communauté franco-africaine. L’autonomie du Moyen-Congo s’affirme. Youlou en profite pour prendre la main. La capitale est transférée à Brazzaville. Le climat s’envenime et un clivage ethnico-politique nord-sud se fait jour. L’Assemblée territoriale de 1959 devient nationale et, le 21 novembre, Fulbert Youlou est élu président de la République congolaise. Le 15 août suivant, le pays accède à l’indépendance. En 1963, trois journées insurrectionnelles amènent Alphonse Massamba-Débat (1921-1977) au pouvoir. Il met la nouvelle république, qui devient République du Congo deux ans plus tard, sur la voie du socialisme. Lorsque Marien Ngouabi (1938-1977) remplace manu militari Massamba-Débat (1968) l’option socialiste est réaffirmée : la République populaire du Congo est née. Mais le régime à parti unique – le Parti congolais du travail – ne garantit pas la stabilité politique. Les tentatives de coup d’Etat se succèdent. Ngouabi et Massamba-Débat sont assassinés la même année. Le colonel Denis Sassou-Nguesso (né en 1943) prend le pouvoir en 1979… S’en suit une longue période d’instabilité.

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