Week 39: Burkina Faso

Every crumb of life must be used to conquer dignity!
Fatou Diome (Le ventre de l’Atlantique)

Official name: Burkina Faso

Superficie: 270 764 km²

Population: 20.903.278 habitants (estimation 2020)

Capitale: Ouagadougou

Villes principales: Bobo-Dioulasso, Koudougou, Fada N’Gourma, Ouahigouya,
Tenkodogo, Solenzo

Langue officielle: Français

Langues courantes: Moré, Fulfudé, Gourmantché, Dioula, Bissa, Bwamu

Monnaie: franc CFA (XOF)

Fête nationale: 05 Août 1960

Religions: 22, 5% de chrétiens, 61, 6% de musulmans, 15, 4 % religions
traditionnelles.

Fuseau horaire: UTC + 0

Hymne nationale: Le Ditanye (Hymne de la victoire)

History

La période précoloniale

L’histoire du Burkina Faso actuel avant la colonisation fut caractérisée par une succession de royaumes: le Gourma, habité par les Gurmanceba et les Bemba; le Moogho, pays des Moose; le Gwiriko, pays des Bobo-Dioulas; le Liptako, occupé par les Peuls, les Haoussa et les Bella. Aux XIIIe et au XIVe siècle, ces royaumes s’opposèrent aux grands empires de la boucle du Niger (Mali et Songhay) dont ils n’hésitaient pas à attaquer et razzier les marges. La puissance de leurs armées permit aux royaumes mossis de préserver l’essentiel de leur indépendance. Mais, à la fin du XVe siècle, l’Empire songhay établit sa suprématie sur la boucle du Niger, mettant fin aux chevauchées des Mossis. Fort de leur organisation sociale et religieuse bien structurée et une stabilité politique exceptionnelle le royaume des Mossis se maintint jusqu’à la conquête française, à la fin du XIXe siècle.

Début de la colonisation

Après la conférence de Berlin (1884-1885), la conquête de l’actuel Burkina Faso fut une véritable course entre les européens. de l’Allemagne, en passant par les anglais au Français, l’instauration du protectorat pour les français devrait s’opérer très rapidement afin de s’assurer la conquête des colonies d’Afrique occidentale, centrale et septentrionale afin d’instaurer ce qui convient d’appeler l’Afrique française unie. Plusieurs d’entre eux explorèrent le territoire, notamment Henry Barth, l’un des premiers à s’intéresser à l’Afrique occidentale; l’Allemand KRAUSS (1886), suivi du Français Binger en 1888; Crozat traversa les pays de Haute-Volta en 1890; Monteil en 1891, l’Anglais Ferguson en 1894. Dans un contexte d’établissement de l’idéologie impérialiste européenne, l’Est du territoire fut conquise à travers un traité signé par les français en janvier 1895. Sur ordre du gouverneur du Soudan-français (le Mali actuel), une représentation française commandée par le capitaine Destenave se rendit à Ouahigouya en mai 1895 e t signa un traité de protectorat avec le Yatenga. en septembre de la même année un autre traité fut signé avec le chef Hamaria Mayac, du pays de Gourounsi, le plaçant ainsi sous protectorat. en septembre 1897, l’Ouest du territoire fut conquis par traité avec le Guiriko à Bobo Dioulasso. Le 4 Octobre 1895 Destenaves obtint la signature d’un autre traité à Dori. En 1896, l’armée française prit Ouagadougou. L’ensemble du pays était occupé en 1897. Il fut d’abord intégré au Haut-Sénégal-Niger, avant d’être institué en colonie indépendante sous le nom de Haute-Volta en 1919. La colonie servit essentiellement de réservoir de main-d’oeuvre pour les grandes plantations ivoiriennes et on la soumit à un dur recrutement militaire durant les deux guerres mondiales. ces séries de prise de territoires ne furent pas sans résistance. aussi bien pacifique que très active ce mouvements de résistance n’ont tout de même pas empêché l’appétit impérialiste de se réaliser. en effet nous pouvons évoquer la résistance de Boukary Kutu (Naba Wobgo) contre l’entrée des français sur leterritoire du Burkina Faso, trahit par les Anglais avec qui il s’allia pour repousser la france, cette résistance se solda par un échec. Les peuples Markha ou peuple de la Boucle du Mouhoun se sont eux aussi engagés dans une résistance et contestation très bien organisée contre la présence française et violente. Sous sa forme particulièrement violente, la résistance est partie d’une insurrection qui a éclaté à Bouna, en pays Marka lorsque la population s’opposa à fournir des « tirailleurs » pour le soutien à la France engagée dans la première guerre mondiale, appelant les villages environnants à prendre les armes. Le 5 septembre 1932, la colonie de la Haute Volta est supprimée par un décret pour des raisons économiques et financières. Elle est partagée entre les colonies de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Soudan. En 1945, le Mogho Naba Saga II créa l’Union pour la défense des Intérêts de la Haute Volta (UDIHV) et entreprit une campagne pour la reconstitution de la colonie de Haute Volta.

L’indépendance de la Haute-Volta

Le processus d’accession de la Haute Volta se fit graduellement. en effet en 1932 le territoire se trouve administré par la Côte d’ivoire; le Mali et le Niger. Il a fallu attendre 1947 après la seconde guerre mondiale pour que le territoire soit remis dans ses limites initiales par le biais de la loi du 4 septembre 1947 notamment en son article 2 qui stipule : « Le territoire de la Haute-Volta, rétabli, possède l’autonomie administrative et financière dans les mêmes conditions que les autres territoires « du groupe de l’Afrique occidentale française. Cette loi permit de former à nouveau la colonie de la Haute-Volta.
En 1956, la loi-cadre instaura le suffrage universel dans les colonies françaises d’Afrique noire et accorda à la Haute-Volta, comme aux autres colonies, une plus grande autonomie administrative. En 1958, la nouvelle Constitution française, qui accordait l’autonomie complète, fut approuvée par 99,1 % des votants en Haute-Volta: le projet reçut l’appui du Rassemblement démocratique africain (RDA) mais un nouveau parti, le Mouvement africain de libération nationale, dirigé par l’historien Joseph Ki-Zerbo, fit, sans succès, campagne pour l’indépendance immédiate. De fait, la Haute-Volta accéda à l’indépendance le 5 août 1960 avec Maurice Yaméogo, premier président de la République. Avec un environnement politique entre coupé par une série de coup d’état (en 1966, 1980, 1982, 1983, 1987, 2015), le Burkina Faso connu plus tard comme Président Thomas Sankara; Blaise Compaoré; Roch Marc Christian Kaboré.

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